Du processus au produit, les sanitaires italiens sont de plus en plus durables | de Laura Milan

La céramique est, sous ses différentes formes, le matériau le plus présent et le plus répandu dans les bâtiments traditionnels : polyvalente, résistante et aujourd’hui de plus en plus écologique et durable, on la retrouve comme élément principal dans les structures (briques des maçonneries et planchers), dans les finitions (carrelages pour intérieurs et extérieurs) et dans l’équipement bain, qui constitue l’un des principaux secteurs de production et de vente.

L’Italie a toujours été un pays à l’avant-garde dans la production d’ouvrages céramiques destinés à l’équipement bain. Le District de Civita Castellana est l’un des principaux centres de production, recherche et développement au niveau mondial, capable de combiner dans ses produits un design et une qualité supérieure universellement reconnus.

Aujourd’hui, la recherche et l’innovation sont de plus en plus durables et elles se matérialisent aussi bien dans les processus de production que dans les performances des produits finis.

Par exemple, le choix d’utiliser des WC Écolabel avec 6 litres par chasse d’eau (au lieu des 13 litres encore largement utilisés) permet à un bâtiment de 50 logements d’économiser chaque année 547 000 litres d’eau. L’attention réservée à une meilleure efficacité de tout le cycle de production permet d’abattre l’empreinte carbone, d’améliorer considérablement la consommation de ressources non renouvelables, de réduire la pollution environnementale et d’économiser sur les coûts à la source qui se répercutent sur un meilleur rapport qualité-prix.

Recyclage, récupération et respect croissant de l’environnement sont les mots-clés d’un processus extrêmement attentif dès ses premières phases, qui, en partant du dessin manuel de l’objet, réalisent une maquette en résine avec des machines à contrôle numérique guidées par un modèle 3D virtuel. Le modèle réel permet de réaliser un moule en plâtre, réutilisable, dans lequel on fait couler le mélange d’eau, d’argile et d’agrégats qui, au bout de cinq jours de séchage, sera cuit au four et émaillé.

Résultat : un produit classé Écolabel 6 litres d’eau, traité avec des émaux qui, non seulement sont sûrs pour le carreleur, mais qui empêchent la formation de moisissures et de bactéries, facilitant le nettoyage et le maintien de l’hygiène. Tandis que la chaleur produite dans les fours est récupérée et réutilisée dans le séchage, les eaux usées sont récupérées à 95%, les pièces défectueuses deviennent des matériaux à réutiliser à 100%, ainsi que la totalité du plâtre des moules inutilisables. Il en va de même pour les boues céramiques dangereuses, dont l’évacuation a représenté par le passé la source principale de pollution environnementale.